Plus vite, Obama, plus vite ! Yes, we can aller droit dans le mur !

Publié le par Pierre Thiesset

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Son élection de 2008 avait déclenché une vague d'enthousiasme à travers le monde. Les commentateurs hystériques parlaient d' « Obamania », se gargarisant de leur petite formule à deux balles. On l'avait, notre sauveur, notre homme providentiel ! « Yes we can », bêlait le troupeau tout content de ce slogan indigent. Le président de la première puissance mondiale bientôt bombardé prix Nobel de la paix allait sortir le monde entier de sa mauvaise passe.

 

Deux ans plus tard, il faut se rendre à l'évidence : Superman ne nous sauvera pas. Le locataire de la Maison blanche n'a strictement rien compris à l'effondrement en cours. En choeur avec tous les gardiens du désordre établi, il s'obstine à conter des histoires à dormir debout : on va relancer la croissance, on va atteindre le plein emploi, oui nous pouvons produire, produire et reproduire encore, God bless General Motors !

 

Le 6 septembre, lors de la fête du travail (*), il annonçait un plan de cinquante obama 3593milliards de dollars (soit à peu près 170 $ par habitant) pour reconstruire 6.400 kilomètres de voies de chemin de fer, 240 kilomètres de pistes d'aviation, et... 240.000 kilomètres de routes. « C'est assez pour entourer le monde six fois. Ca fait beaucoup de routes », jubile le grand enfant. Les fonds serviront aussi à mettre en place un système de contrôle du trafic aérien pour circuler toujours plus vite. « Je pense que tout le monde peut être d'accord avec ça. Quelqu'un veut-il plus d'attentes dans les aéroports ? Non. [...] Je veux dire, j'ai l'Air force one maintenant, c'est sympa. Haha. Mais je me rappelle toujours ce que c'était avant. »

 

Barack Obama est persuadé que ce nouveau plan redonnera son lustre d'antan aux USA : « Je veux que l'Amérique ait les meilleures infrastructures au monde. Nous avions les meilleures infrastructures au monde. Nous pouvons les avoir à nouveau. Nous allons le faire. » Alors que le pays compte 10 % de chômeurs, le clown hollywoodien fait croire qu'avec ces dépenses, des créations d'emplois fulgurantes suivront immédiatement et que l'économie repartira vrombissante.

 

Alors que la raréfaction du pétrole, de l'énergie, des matières premières n'est plus à prouver, le héros ne propose rien d'autre que de poursuivre l'anéantissement... En chantant : « L'Amérique peut toujours maîtriser son destin. Nous pouvons toujours pousser ce pays vers l'avant. Nous pouvons toujours laisser quelque chose de meilleur à nos enfants. » Des routes pour nos enfants, il est pas beau l'avenir ? Et dormez bien, gamins, le déficit abyssal que vous laissent les générations précédentes ne sera pas aggravé par ces mesures, dixit le prix Nobel de l'enfumage.

 

Routes, banques, Bourses, industries automobiles... Tous ces nuisibles condamnés sont maintenus à flot avec vos deniers, populos, pour votre plus grand bonheur.

 

La diversion ne prend plus. La fête est finie. Un à un, les guignols sont déboulonnés de leur piédestal. Obama n'a plus la baraka (pourraient encore s'autosatisfaire les officiels du cirque). Partout, les gouvernants atteignent des records d'impopularité. Les peuples vomissent leur prétendue élite. Ils ont compris que ce ne sont pas leurs « représentants » qui apporteront des réponses aux enjeux cruciaux d'aujourd'hui.

 

(*) Le discours tenu à Milwaukee, d'où les citations sont extraites, est disponible ici :  http://blogs.wsj.com/washwire/2010/09/06/obamas-remarks-at-labor-rally-in-wisconsin/

 

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Publié dans Articles anti-bagnoles

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